De la jungle aux chutes d’Iguazú, les merveilles de l’Est argentin

Posadas & San Ignacio Mini, sur les bords du Paraná

Après plus d’un mois dans la région Nord-Ouest de l’Argentine, j’ai choisi de partir dans la région de Misiones. Surtout après avoir trouvé un point de chute en pleine jungle chez Ruben et Andrea.

Le trajet de bus Cafayate/Tucuman coûte 60$ (12€), un petit conseil, fermez les rideaux du bus pour ne pas voir les ravins vertigineux de la Yerba Buena pendant 6h30… Surtout au passage du virage « Fin del mundo« . A Tucumán, j’ai acheté un billet à 215$ (43€) pour Posadas, un stop d’une nuit me permettant d’aller visiter les missions jésuites de San Ignacio.

A ce moment-là, j’avais 21 heures de trajet devant moi et je rêvais de passer une nuit sur un matelas confortable, sans ronflements autour de moi. Pendant le voyage j’ai eu la chance d’être surclassée grâce au chauffeur de nuit compatissant.

Au départ de Tucumán, je me suis retrouvée assise derrière un homme qui ronflait de manière inhumaine, jamais vu (ni entendu) ça de ma vie ! Le chauffeur m’a proposé de descendre au rez-de-chaussée, la 1ère classe des bus argentins, où il n’y a que 12 sièges. Il m’a même offert 2 plateaux repas au lieu d’un. Comme quoi avec un petit sourire, on peut s’en sortir pas trop mal ! 😉

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Sur les bords du fleuve Paraná – Broken Boussole ©

Arrivée à Posadas, je suis partie en quête d’une auberge dont on m’avait parlé « Vuela del pez », ça sera ma 8ème et dernière nuit du voyage en auberge. Je rêvais d’une douche à l’eau chaude…

Pour rejoindre le centre-ville il y a 2 options : le taxi à 30$ ou le bus à 1,4$ soit 0,28€. J’ai choisi le bus. Posadas est une très jolie ville, en bord de fleuve, le Rio Paraná, avec des palmiers, des citronniers et un réseau de bus très dense.

L’hostel Vuela del Pez (35$ la nuit soit 7€) était génial, bien situé, avec une belle vue sur le Rio Paraná et le Paraguay, une piscine dans une cour intérieure entourée de verdure et de hamacs. Il a été difficile à trouver mais je ne regrette absolument pas mon choix.

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Combo gagnant : palmier et coucher de soleil – Broken Boussole ©

Quelques infos à connaître :

  • Il est interdit de traverser le pont qui relie l’Argentine au Paraguay à pied (j’ai essayé…)
  • Les poubelles sont en hauteur à cause des chiens errants
  • Si une voiture est à vendre on pose une bouteille, un plot ou un bidon sur son toit
  • Refuser de boire un maté est très malpoli
  • Quand un match de foot de la sélection argentine se joue, la vie s’arrête. Et c’est incroyable !

Les missions jésuites de San Ignacio Miní

Les missions jésuites  de San Ignacio Miní sont à 8 kilomètres de Posadas. Il suffit de prendre un bus pour y aller. La mission a été détruite par les colons portugais, et elle est classée au patrimoine mondial de l’humanité. Il y a 15 missions coté argentin, 7 sont au Brésil et 8 au Paraguay. Celle de San Ignacio Miní est la seule mission argentine partiellement restaurée.

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Les ruines des missions Jésuites – Broken Boussole ©

A l’époque, une visite guidée coûtait 25$, mais il était possible de visiter gratuitement le site sans guide. On peut y découvrir les ruines du patio des tailleurs, le patio du collège, l’église, le cimetière, l’hôpital, la place ou encore la prison.

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Les ruines de San Ignacio Mini – Broken Boussole ©

J’ai aussi visité la maison/musée d’Horacio Quiroga, un auteur uruguayen que j’ai étudié pour mon bac. Il a vécu ici entre 1908 et 1937, et il y a écrit de nombreux contes se passant dans la forêt subtropicale de Misiones.  Pour trouver la maison il faut suivre une piste en terre qui part du centre ville, c’est plus ou moins bien fléché.

La maison-musée d’Horacio Quiroga – Broken Boussole ©

Sur le trajet du retour, j’ai également vu ma première scène de crime. Une voiture criblée de balles au milieu de la route. Apparemment ça s’est passé 30 minutes avant qu’on soit bloqué à côté. Le bus ne pouvant emprunter la même déviation que les voitures, nous avons passé 1 heure à coté de cette scène. Quand j’ai demandé à ma voisine si c’était banal, elle m’a répondu qu’aux frontières les trafics de drogue étaient intenses et sanglants. Ambiance.

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La piste pour rejoindre le bus – Broken Boussole ©

J’ai testé : le wwoofing en pleine jungle argentine

Après une nuit à Posadas, j’ai rejoint San Pedro, un village situé au Nord-Est à environ 6 heures de route. À la station de bus la vendeuse s’est inquiétée de me voir partir seule là-bas car apparemment ça n’est pas du tout touristique, mais c’était le but donc tant mieux. Andrea m’a envoyé un mail « explicatif » pour que je réussisse à rejoindre la ferme « Las llaves » depuis San Pedro. C’est là-bas que je ferai du wwoofing : c’est à dire travailler dans une ferme bio en échange du logis et du couvert. C’est Magali et Morgane, les 2 alsaciennes de Purmamarca qui m’ont donné cette adresse.

La ferme las llaves se trouve à quelques kilomètres de la frontière brésilienne. Pour s’y rendre il faut prendre le bus pour Tobuna sur la route 14. Il y en a 4 par jour à des heures approximatives… Il faut demander au chauffeur de descendre au kilomètre 48, et ensuite il y a 2 kilomètres de marche à faire en s’y retrouvant, car il y a 5 pistes différentes dans la forêt mais il n’y en a qu’une qui puisse me conduire à la ferme. ça ne va pas être facile.

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La route principale vers Tobuna – Broken Boussole ©

Une fois à San Pedro j’ai eu un peu de chance, le bus pour Tobuna n’était pas encore parti. En fait, c’est un vieux camion Mercedes aménagé avec des banquettes (18 places assises).  Au bout d’un kilomètre, le chauffeur s’est arrêté, a coupé le moteur et est parti faire ses courses. Oui, oui, vous avez bien lu. Entre temps, il a eu du monde à arriver, on était environ une quarantaine dans le camion (Autant dire que c’est aussi bondé que la ligne 9 un soir de match au Parc…#VisMaVieDeBoulonnaise).

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Le sentier pour rejoindre las llaves – Broken Boussole ©

Petite subtilité, la vitesse maximale du « bus » est de 15 km/h. La route est un mélange de terre et de grosses pierres (à cause des pluies tropicales qui peuvent tout emporter). À cette époque de l’année, il fait nuit noire à partir de 18 heures, il était 19 heures. Mission impossible pour trouver la ferme quoi. Etant donné les conditions de visibilité et le dénivelé, j’ai été directement frapper à la porte de l’unique maison sur le chemin. Eva, la mère de famille a accepté de m’amener à la ferme. Comme ça, sans poser plus de question. Elle et son mari cultivent le manioc, le thé et le maté.

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La cuisine – Broken Boussole ©

Concernant la ferme, comment dire ? Ce n’était pas ce à quoi je m’attendais… Quand on m’a dit « ferme » en me parlant de wwoofing en Argentine, je m’attendais à une ferme comme en France. Avec à minima une maison, un lit, une salle de bain, des toilettes,  l’électricité et l’eau courante et pourquoi pas internet. Tout faux.

Ici il n’y a pas de maison mais seulement des tentes individuelles sous un ancien séchoir à tabac (sans murs),  pas d’eau courante, pas d’électricité, mais… de quoi faire du feu, un lavabo et un tuyau d’arrosage (d’eau froide) en guise de douche. Pas de frigo, et encore moins d’internet.

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La douche – Broken Boussole ©

Outre Ruben et Andrea, les propriétaires, il y a aussi Sigmund un polonais (à las llaves depuis 3 mois) et Joey un américain que j’ai rencontré pendant mon premier petit-déjeuner (soupe à l’eau et polenta).

Il y a 1 hectare de verger et 9 de forêt. Cela fait moins d’un an que l’exploitation existe. Ici on cultive le manioc blanc et le manioc noir, le tung (un fruit), des épinards, de la salade, du céleri, des betteraves, des choux, des pommes de terre, des cacahuètes, des piments, des oranges, des citrons, des avocats, des figues ou encore des fleurs de Jamaïque. Les arbres Paraíso sont cultivés sur 1 hectare, ils servent à construire des maisons et à faire du feu pour cuisiner.

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Ma zone de travail pendant ces 15 jours – Broken Boussole ©

On travaille tous les jours de 7h30 à 14h. Temps libre de 14h à 18h (il fait nuit noire à 18h et il n’y a pas d’électricité #CQFD). Les propriétaires choisissent 2 jours de repos par semaine (généralement les jours où il pleut). Pendant 15 jours, j’ai planté des salades à la cuillère à soupe, ramassé des cacahuètes, fait de la confiture de fleurs de Jamaïque, construit une maison en bois de paraíso… j’étais aussi la seule à me servir de la « douche ».

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La construction en cours – Broken Boussole ©

J’ai profité de mon temps libre pour proposer à Joey d’aller voir Eva qui nous a invité pour un goûter improvisé (maté, pain à la confiture et vodka). C’est elle qui m’a vraiment fait découvrir le maté et sa tradition. Dans une tasse on mélange de la yerba maté et de l’eau bouillante, ensuite pour boire le mélange sans avaler l’herbe de la tasse, on utilise une bombilla (prononcer bombicha en Argentine), c’est une paille dont l’extrémité dans la tasse est percée de petits trous.

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Eva qui m’apprend à reconnaître du manioc 😉 – Broken Boussole ©

A préciser, l’humidité est omniprésente ici, il fait chaud la journée et très froid la nuit, et les moustiques sont particulièrement mauvais comme les fourmis. Mais la région vaut le coup, ne serait-ce que pour les chutes d’Iguazú !

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La beauté des chutes d’Iguazu – Broken Boussole ©

Puerto Iguazú & son Hito Tres Fronteras

Pendant mon séjour, j’ai pris 2 jours « hors du temps » pour découvrir les chutes d’Iguazú près de Puerto Iguazú. J’en ai profité pour aller dans un cybercafé et convenir d’une date d’arrivée à la Chacra Anna Park ou les parents de Juan (le photographe de Maimará) m’attendent pour la récolte du maté, et j’ai aussi croisé totalement par hasard Loïc, le suisse que j’avais rencontré à Cafayate !

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Le croisement du rio Paraná et du rio Iguazu – Broken Boussole ©

J’en ai profité pour aller au Hito Tres Fronteras : la triple frontière ! Point de rencontre de l’Argentine, du Paraguay et du Brésil, ainsi que du Rio Parana et du Rio Iguazu. Le Hito est situé à 2 kilomètres de l’auberge, il suffit de suivre l’avenida Tres Fronteras. Je n’ai rencontré aucun problème pendant ma promenade dans la ville mais il parait que c’est assez chaud du coté de la frontière à cause de trafic de drogue.

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Le Hito Tres Fronteras – Broken Boussole ©

Les sublimes cataratas del Iguazú

En 2010 l’entrée pour les argentins était de 45$, et pour les touristes de 85$ (ils demandent les passeports à l’entrée, impossible de tricher).  Les chutes d’Iguazu c’est  : plus de 275 chutes d’eau étalées sur presque 3 kilomètres dans la jungle subtropicale.  Il y a également plus de 2000 espèces végétales, 430 sortes d’oiseaux et 80 sortes de mammifères. Jaguars, vipères fer de lance, singes, ocelots , coatis sont autant d’animaux que l’on peut croiser (pour le jaguar c’est apparemment rarissime mais possible).

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Iguazu ! – Broken Boussole ©

Concernant les coatis, ils sont très mignons, ok. On dirait Miko le raton laveur, mais s’il vous plait, respectez les mises en garde affichées partout dans le parc, il ne faut pas leur donner de nourriture. Pendant que je prenais un verre au snack, un couple a donné des biscuits à un coatis. Résultat une dizaine de coatis ont débarqué, ils ont « agressé » tous les touristes présents au snack. Heureusement pour moi, c’est mon sac à main (qui contenait des fruits) qui a tout pris : il a été lacéré. Les coatis ont des griffes impressionnantes.

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Voilà voilà… 5 minutes après la 1ère « attaque » – Broken Boussole ©

Un circuit supérieur et un circuit inférieur permettent de voir les chutes de différents points de vue. Il y a aussi un petit train gratuit « Tren ecologico de la selva »,  qui rapproche les visiteurs des passerelles menant à la Garganta del diablo. (2 trains / heure à peu près). Il est possible de rejoindre les passerelles à pied (2,3 km à pied) mais une fois arrivé aux passerelles, il y a encore 1 kilomètre à parcourir pour atteindre la Gorge du Diable (sans parler du circuit inferior et superior).

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Une petite cascade à Iguazu – Broken Boussole ©

En empruntant la passerelle au dessus de l’eau, vous pourrez croiser les vestiges de l’ancienne passerelle qui a été emportée par les eaux en 1992 (rassurant).

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La garganta del diablo – Broken Boussole ©

La Garganta del diablo : 2700 mètres de longueur, 70 mètres de hauteur, 60% du débit des chutes est concentré ici. Protégez vos appareils/téléphones, les embruns sont omniprésents.

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Les papillons du parc me permettent de tester la macro 😉 – Broken Boussole ©

Pour ceux qui aiment la nature et qui veulent avoir plus de chance de croiser certaines espèces d’animaux (pumas, jaguars…), le sentier Macuco peut s’y prêter.  7 kilomètres balisés, ou de nombreux panneaux rappellent aux parents de ne pas quitter leurs enfants des yeux à cause des animaux dangereux 😉 Il est possible de suivre ce sentier avec un guide. A titre perso j’y suis allée toute seule, et je me suis fait une belle frayeur à cause d’une branche cassée par un singe… Je me voyais déjà bouffée par un jaguar…

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Impressionnantes & magnifiques… – Broken Boussole ©

J’ai visité les chutes uniquement coté argentin, mais de ce qu’on m’en a dit, c’est le plus sympa des 2 cotés à visiter. Coté Brésil tout est bétonné, et les hélicoptères touristiques décollent de là-bas (c’est interdit coté argentin).

Directon Oberá pour la récolte du maté

Après cette belle parenthèse aux chutes, direction Oberá et la Chacra Anna Park (l’exploitation de Yerba Maté des parents de Juan). Pendant ce trajet en bus (38$) j’ai vécu mon 2ème et pire contrôle de police. J’ai subi un véritable interrogatoire, contrairement à tous les autres passagers et ça a duré 30 minutes. J’ai aussi dû montrer mon sac dans la soute pour que le chien aille le sentir. Je crois qu’ils m’ont pris pour une mule…

Après mon arrivée au terminal d’Obera, il m’a suffit de 10 minutes en remis pour rejoindre la chacra. Une chacra 5 étoiles. Maria Rosa et Erik, les parents de Juan m’ont accueilli comme si je faisais partie de la famille, ils sont adorables ! Ils ont prévenu Juan que la récolte aurait lieu cette semaine (fin juin 2010) et Juan m’a prévenu par mail. J’ai aussi redécouvert le confort pendant 1 semaine complète. Imaginez : ma propre chambre, avec un lit, une salle de bain, de l’eau chaude et de l’électricité !!

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Erik & Mario Rosa – Broken Boussole ©

Maria Rosa et Erik ont a eux 2 des origines brésiliennes, allemandes, espagnoles, paraguayennes, et suédoises. Juan est leur fils, et ils ont également 2 filles Veronica et Diana que je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer. Maria est anthropologue et Erik a toujours travaillé le maté. Ils possèdent 2 maisons, une à Oberá et une à Posadas, et ont 4 chiens, dont Robot, devenu mon pote !

Le maté est la boisson la plus populaire en Argentine, il est connu pour ses vertus : hydratation, énergie, brillance des cheveux, solidité des ongles, dents saines, digestion améliorée… Mais partager un maté est aussi synonyme de convivialité.

Chaque année, une cuadrilla (une équipe) vient effectuer la cosecha (la récolte). Engager une cuadrilla coûte 35 000$ soit 6 000€. Cette année, le chef de la cuadrilla c’est David. Il a 25 ans, et son surnom c’est « El Tigre ». Avant d’être chef et d’encadrer 15 ouvriers, il participait à la récolte comme les autres. Il a commencé à 16 ans. J’ai sympathisé avec lui, ainsi qu’avec Noemia, la seule femme de l’équipe et Jorge, le doyen.

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La pesée du maté avec David – Broken Boussole ©

Le chef de la cuadrilla vérifie que la coupe soit bien effectuée. elle doit être droite et faite à la scie ou à la machette. En 2 jours, les ouvriers récoltent du maté sur près de 2 hectares, et remplissent des sacs de toile numérotés. Chaque sac fait entre 50 et 100 kilos parfois plus. Du poids de chaque sac dépend le salaire de l’ouvrier. La pesée a lieu chaque jour aux alentours de 17 heures (après 8 ou 9 heures de récolte).

Une fois le maté récolté, il faut l’envoyer au Secadero (séchoir). Chez Anna Park le processus est artisanal et sans fumée. La première étape c’est le Sapecado, la yerba passe dans un tube d’air chaud à 900° pendant quelques secondes, puis elle sèche dans un tambour pendant 20 minutes. Ensuite c’est l’étape Barbacua, un 2ème four permet de terminer le séchage  de la yerba très lentement pendant 20 heures. Puis la yerba est broyée et tamisée (Canchado y Zaranda) , et empaquetée dans des sacs de 50 kilos dans un hangar obscur pendant 2 ans. La dernière étape est le Moliendo Final, 2 moulins broient les feuilles puis la yerba est empaquetée, et prête à être vendue.

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 Le chargement en route pour le séchoir – Broken Boussole ©

Ce maté là est bio, mais pour les producteurs de masse il suffit de 30 jours pour produire du maté.

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