Départ en solo en Russie : J-1. Transports et hébergements à St-Pétersbourg, Moscou et Irkoutsk

Demain j’entamerai mon 3ème voyage en solitaire (j’ai hâte 🙂 !). Après l’Argentine en 2010, les Etats-Unis en 2011, je pars traverser la Russie avec mon sac… de sport. 2018, l’année de l’innovation : je laisse mon sac à dos Quechua à la maison et j’embarque un simple sac Nike de 40L pour passer le mois de février un peu plus à l’Est.

Dire que la Russie me fascine depuis longtemps serait un euphémisme. Cela fait plus d’une décennie que je souhaite y voyager et donc que je m’y intéresse. J’ai étudié l’histoire russe du 16ème siècle à nos jours, l’économie, la politique, les relations internationales et la culture du pays. D’abord en prenant une option civilisation russe à la fac. J’ai eu la chance d’y rencontrer une prof passionnée par son pays (Polina), qui a su me transmettre ses connaissances et son amour pour la culture & l’histoire russe. Par la suite, lorsque je travaillais à Paris, j’ai choisi de prendre des cours du soir au Centre Culturel Russe par plaisir. J’ai à nouveau eu une prof passionnée (Tatiana) qui m’a appris les bases du russe, tout en nous racontant sa jeunesse en URSS et de nombreuses anecdotes linguistiques et culturelles. Mon cours de russe du mercredi soir, c’est la seule chose que j’ai regretté en quittant Paris 😉 En bref, je sais que je vais aimer la Russie avant même d’y mettre les pieds !

L’été dernier, j’ai décidé de ne pas attendre plus longtemps et j’ai acheté un billet multi-destinations pour le mois de février : Paris/St-Petersbourg/Irkoutsk/Paris. C’est la première fois que j’achète un billet multi-destinations. Je suis passée par le site d’Air France. Effectivement les tarifs sont plus élevés qu’un aller/retour St Petersbourg, mais en effectuant tous les calculs possibles, ça me coute moins cher de repartir directement de Sibérie vers Paris, que de rallier St-Petersbourg puis Paris par la suite. A ce moment-là, je souhaitais visiter St-Petersbourg, rejoindre Moscou en train, puis emprunter la ligne du Transsibérien pour passer la fin de mon séjour sur l’île d’Olkhon en Sibérie Orientale. Après mûre réflexion, j’ai décidé de ne pas prendre le train entre Moscou & Irkoutsk car le trajet dure 4 jours par voie ferrée contre 6h par avion. Pour ce 1er séjour en Russie, j’ai envie de profiter pleinement de chaque journée – après tout, le visa touristique dure seulement 1 mois.

Justement, sur le papier, les formalités pour entrer en Russie ne sont pas des plus simples, le visa est obligatoire. Un visa touristique peut durer 1 mois maximum et il faut :

  • Avoir un passeport valide au moins 6 mois après la date de sortie du territoire russe, avec au moins 1 double page libre.
  • Avoir une photocopie de la première page du passeport
  • Avoir une photo d’identité datant de moins de 3 mois
  • Remplir un formulaire en ligne
  • Obtenir une attestation d’assurance rapatriement émanant d’une compagnie russe ou française agréée par un partenaire russe
  • Obtenir un « voucher », une invitation touristique émanant d’un hôtel ou d’une agence russe
  • Un chèque pour les frais de dossier

Et bien sûr, une fois le dossier complet, il faut obtenir un rendez-vous au consulat, dans mon cas sur Paris. Je ne peux pas vous en dire plus car j’ai choisi la solution de facilité. Je suis passée par une agence qui a réalisé toutes les démarches à ma place. J’ai juste envoyé mon passeport, une photocopie de mon passeport, une photo d’identité et un formulaire simplifié contenant mes dates de séjours (et bien sûr un chèque pour payer l’agence). 15 jours plus tard, j’ai reçu mon passeport, mon visa et une attestation d’assurance pour la durée de mon séjour.

J’ai choisi de partir en hiver pour découvrir la Russie sous la neige & j’ai décidé de partir seule pour vivre mon voyage comme je le veux. Après tout, j’ai une sacrée liste de choses à faire :

Tester le banya russe, patiner sur le Baïkal gelé, photographier les 7 sœurs, manger au café Pushkin, découvrir la Taïga sibérienne en chiens de traîneau, visiter le Kremlin, fouler la place Rouge, savoir ce que ça fait de sortir dehors par -30°, admirer des œufs de Fabergé, faire une croisière hivernale sur la Moskova, tenter de voir 1/1000 des œuvres de l’Ermitage, assister à un ballet, déguster des mets russes et géorgiens, descendre dans un bunker datant de la guerre froide, entrer dans la cathédrale de Basile le Bienheureux, goûter de la bonne vodka… J’arrête là ma liste, car elle serait trop longue 😉

Mon grand départ a lieu demain. Je vais alimenter mon compte Instagram le plus souvent possible (en fonction du Wifi), les articles viendront au fur et à mesure sur le site, si j’estime avoir du contenu assez intéressant pour rédiger un post.

PS : au final, je vais ajouter tous les conseils logements et transports à travers la Russie ci-dessous 🙂

5 février 2018 : étape 1

Transport & hébergement à Saint-Pétersbourg, la Venise du Nord

Je suis actuellement à St-Pétersbourg et tout se passe pour le mieux. La ville est sublime, il neige à gros flocons toute la journée, les monuments / palais / cathédrales / musées sont superbes & j’ai déjà déniché des adresses au top (restaurants / shopping hivernal & souvenirs). En 3 jours, j’ai marché, glissé ou pataugé presque 40 kilomètres par environ -15 degrés (température ressentie car le thermomètre affiche -8 seulement) & je peux déjà vous dire que j’adore Piter ! ❤

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A l’intérieur de la cathédrale St Isaac – Broken Boussole ©

Arriver en avion à Pulkovo (LED) :

Sur le vol Paris/St-Pétersbourg j’ai sympathisé avec ma voisine Irina, une russe qui vit au Luxembourg depuis plus de 20 ans. Quand elle a su que j’allais voyager toute seule sans connaître personne en Russie, elle m’a tout de suite donné son numéro « au cas où », et oui, ils sont comme ça les russes, mais ça je le savais déjà 😊 A mon tour maintenant de vous aider à atterrir dans les meilleures conditions.

En sortant de l’avion, dirigez-vous directement vers les postes de contrôle 15, 16, 17 etc… Les guichets 1 à 14 sont réservés aux citoyens russes et biélorusses. J’ai donné mon passeport & mon visa, on m’a juste demandé si j’arrivais de Paris, puis j’ai reçu ma carte d’émigration. Il est important de ne surtout pas perdre ce papier car on vous le demandera à la sortie du territoire !

Ensuite vous pourrez récupérer vos bagages et emprunter le tunnel vert si vous n’avez rien à déclarer à la douane russe (dans le cas contraire il faut prendre le tunnel rouge). A la sortie du tunnel, il y a plusieurs distributeurs de cash à gauche (ainsi que des toilettes !). Comme à mon habitude, je suis partie sans liquide, je retire directement dans le pays visité car je préfère payer un peu de frais pour un gros retrait que de me faire plumer dans un bureau de change. Attention, j’ai retiré dans 2 distributeurs différents, dans le 1er je ne pouvais retirer que 6000 roubles maximum (85€), alors que celui d’à coté proposait de retirer jusqu’à 20000 roubles (285€) en choisissant le type de coupures : 10000 / 1000 / 100… En ce moment, le taux de change est à peu près le suivant : 1€ = 70 roubles.

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Les bulbes de la cathédrale St Sauveur sur le sang versé – Broken Boussole ©

Prendre le bus pour rejoindre le centre-ville :

Une fois l’argent récupéré : mission bus + métro pour rejoindre mon hôtel situé dans le triangle d’or. Ça n’est pas compliqué, il suffit de prendre le bus 39 ou le 39 express ou le minibus K39. Ils rejoignent tous la station de métro Moskovskaya sur la ligne bleue. Quand je suis sortie, j’ai aperçu le 39 à l’arrêt à 20 mètres devant moi.

Une fois à l’intérieur d’un bus, soit vous scannez votre carte de transport en commun, soit vous payez cash (40 roubles) mais pas auprès du chauffeur ! Une contrôleuse est toujours présente parmi les passagers et pas d’inquiétude, elle viendra pour récupérer votre monnaie en échange d’un ticket. D’ailleurs, elle a toujours un siège réservé dans le bus, souvent au milieu. Certaines posent un coussin de cuisine, d’autres un journal, maintenant vous saurez qu’il ne faut pas s’assoir 😉 C’est valable pour tous les bus.

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Un snap de la Moïka 😉 – Broken Boussole ©

Le métro pétersbourgeois :

En arrivant à Moskovskaya, j’ai découvert le métro le plus profond du monde ! On descend à plus de 80 mètres sous terre. Je n’ai jamais pris un escalator aussi long de toute ma vie. J’ai aussi découvert que la sécurité était omniprésente : pour prendre le métro (tout comme pour entrer au théâtre ou dans un palais/musée), il faut passer sous un portique de sécurité. Dans la longue descente d’escalator, il y a de nombreuses caméras qui filment les usagers, et en haut comme en bas, des policiers sont présents.

J’en profite pour vous dire que ça n’est pas la peine d’essayer d’acheter une carte à un guichet, même si vous demandez en russe « Parlez vous anglais, français ou espagnol ? », puisque ces 3 langues sont disponibles aux bornes automatiques situées à côté des caisses. La carte Podorozhnik coûte 60 roubles. Après vous choisissez le type de recharge désirée. Personnellement j’ai pris 10 trajets de métro (355 roubles = 5€). Et quand je prends le bus je paye 40 roubles en cash (0,6€) à et oui, la distance à pied entre chaque station de métro est longue, parfois 2 kilomètres (il y a 5 lignes) ! Donc le bus est une bonne option quand il n’y a pas d’embouteillages 😉

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A l’intérieur de la cathédrale St Sauveur sur le sang versé – Broken Boussole ©

L’hôtel Golden Age à St Pétersbourg :

Pour débuter ce voyage, j’ai choisi un hôtel sur internet en fonction de mes critères personnels. J’en ai eu pour 130€ les 6 nuits, ce qui fait 21,7€ la nuit pour 1 chambre double avec salle de bain privative. Ma chambre n’est pas située dans le bâtiment de l’hôtel mais dans le bâtiment voisin. La chambre correspond totalement aux photos du site et la propreté est impeccable.

Dispo dans la chambre : sèche-serviette (super pratique pour faire chauffer ses chaussettes avant de sortir!), nombreux échantillons et sèche-cheveux dans la salle de bain (douche à l’italienne). Chaussons, bouilloire, thé, bouteille d’eau, télévision et réfrigérateur. Une supérette est située à 10 mètres, et 3 stations de métro se croisent à 5 minutes à pied. Les points négatifs : l’insonorisation. Solution : toujours voyager avec une paire de boules quiès ! Sinon il n’y a pas d’ascenseur. Avec mon sac ça n’est pas problématique… Avec une valise ça doit être galère. Mais pour l’instant, je recommande cet hôtel 😊

A savoir :

Si vous restez plus de 7 jours ouvrés en Russie, vous devez vous faire « enregistrer » auprès des autorités russes. Ils doivent savoir ou vous êtes au cas ou. Si vous êtes à l’hôtel, comme moi, c’est la réception qui se charge de faire l’enregistrement pour vous (gratuitement ou moyennant une petite commission). Comment ça se passe ? La réceptionniste vous demandera votre passeport + la carte d’émigration reçue à l’aéroport. L’opération dure 1 minute. En échange, dans les jours qui suivent, vous recevrez une partie du document qui sert de « preuve d’enregistrement » si jamais vous vous faites arrêter dans la rue (c’est rare mais ça arrive).

Vous noterez que j’ai agrémenté cet article avec des photos prises ces derniers jours 😉 A venir, une visite des cathédrales & des musées ! N’oubliez pas d’aller sur Instagram (pas besoin d’être inscrit, mon profil brokenboussole est public) pour voir d’autres photos.

Vidéo : Cathédrale de Smolny sous la neige – Broken Boussole ©

16 février 2018 : étape 2

Transport & hébergement à Moscou, la capitale

Ah, Moscou. Je n’ai pas eu le coup de cœur immédiatement, notamment parce que la visite du Kremlin le 1er jour était un peu décevante (peut-être aussi que St-Pétersbourg c’est le high level) mais ce ressenti a été balayé par la suite : la place rouge, la colline des moineaux, le bunker 42, le café Pushkin, la croisière en bateau sur la Moskova… Tout ça était parfait 😊

Arriver en train à Moscou depuis St-Pétersbourg :

A St-Pétersbourg, la gare dont les trains vont à Moscou, s’appelle la gare de Moscou. Et à Moscou, la gare dont les trains vont à St-Pétersbourg, s’appelle la gare de Leningrad (l’ancien nom de la ville pétersbourgeoise), simple non ? Après avoir passé mon sac aux rayons-X pour prendre le métro, j’ai effectué la même opération pour entrer dans la gare, puis par la suite pouvoir aller sur le quai prendre mon train. Et j’ai sonné les 3 fois ! (La ceinture intégrée dans mon manteau sonne presque tout le temps). J’ai acheté mon e-billet de train St-Pétersbourg/Moscou avant de partir en Russie sur le site de la RZD, la SNCF russe (version anglaise disponible).

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Le musée historique d’état, vu de l’extérieur de la place rouge – Broken Boussole ©

Alors, comment ça se passe une fois sur le quai ? Les passagers ne rentrent que par 2 wagons car un contrôle des passeports est effectué avant l’embarquement (NB : pour la première fois depuis que je suis en Russie, on m’a parlé dans un anglais impeccable – ben oui, quand on tend un passeport français on est tout de suite grillé comme étranger 😉). Un contrôle des billets est également prévu à bord, sauf pour les e-billets achetés via internet, c’est ce que la contrôleuse m’a dit quand j’ai tendu mon ticket en tout cas.

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Ma première vision de Moscou, en sortant du métro à Okhotny Ryad – Broken Boussole ©

Les trains russes sont réputés pour leur ponctualité et bien je confirme ! Nous sommes partis à 13h tapante pour arriver à la minute près à l’heure prévue : 16h58. Ces 4 heures de trajet sont passées très vite. J’ai pris le Sapsan, le TGV russe. Et bien à part la forme du train qui ressemble au notre, ça n’a rien à voir. Ici, même en classe éco, on a l’impression de voyager en avion : écran de TV avec écouteurs, hôtes/hôtesses pour distribuer à manger, duty free, application pour se faire livrer des boissons sans se lever de son siège… Le service-client est canon !

La gare de Leningrad à Moscou, est juste à côté d’une station de métro : Komsomolskaya. Ici la ligne circulaire marron (5) et la ligne rouge (1) se croisent. Il faut sortir de la gare pour pouvoir prendre le métro.

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Les murs du Kremlin & la cathédrale St Basile depuis la place rouge – Broken Boussole ©

Le métro moscovite :

Cette fois-ci j’étais déterminée à acheter ma carte de transport à un guichet non automatique 😉 Après le vent que je me suis tapé à St Pétersbourg, j’ai retenté l’expérience. Je savais que la carte coûtait aux alentours de 50 roubles, et que si je donnais 300 roubles, ma carte serait rechargée de 250 roubles.  Mission réussie en 30 secondes, juste en disant (en russe) : bonjour, carte troïka svp. Merci, au revoir.

Quand on scanne sa carte, la somme dispo restante s’affiche sur l’écran du portique. Chaque trajet coûte 36 roubles. Et pour recharger des trajets, je donnais la somme que je voulais en cash avec ma carte au guichet. Sinon évidemment il y a des guichets automatiques pour acheter/recharger des tickets ou une carte. Etant donné les embouteillages ici, je n’ai pas essayé de prendre le bus 😉

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L’arrivée sur la place rouge depuis la rue Nikolskaya – Broken Boussole ©

Autres informations :

  • De nombreuses stations de métro sont superbes. Notamment sur la ligne 5 !
  • A Komsomolskaya, il a un énorme kiosque d’informations avec des plans du métro.

Le boutique-hôtel Venice in my heart à Moscou :

Sachant que j’allais arriver à la station de métro Komsomolskaya au croisement des lignes 1 et 5, j’ai choisi un hôtel qui se trouvait à proximité de la gare et à des tarifs abordables pour 1 chambre privée bien placée. J’avais réservé et payé via Booking en janvier, chez Venice in my heart. L’hôtel se trouve à juste à côté de la station Krasnye Vorota (ligne rouge, à 1 station de métro de la gare).

Grâce à l’application Google Maps utilisable en mode avion et sans wifi (cette app m’a sauvé la vie de nombreuses fois !) j’ai trouvé l’hôtel super rapidement. Il m’a fallu franchir 3 portes à digicode pour accéder à l’hôtel qui se trouve au 3ème étage d’un immeuble d’habitation. Ici comme au Golden Age, l’enregistrement est gratuit. On m’a donné la clé de ma chambre, que je rendais à chaque fois que je sortais car la réception était ouverte 24/24. La chambre était minuscule et ça m’a surprise. (Les photos du site ont été prises avec un Grand Angle. En gros la superficie de la chambre fait la taille d’un matelas 2 places. La petite fenêtre de chaque chambre du rez-de-chaussée donne sur le couloir, mais elle sert surtout à aérer. En bref, les chambres sont petites mais propres et fonctionnelles (Frigo, TV, tablette pour manger, couverts, cintres…) Les salles de bain  (+ WC) étaient communes mais nettoyées plusieurs fois par jour, donc toujours propres ! Et le petit déjeuner continental était inclus.

Le personnel ne parlait pas anglais mais avec mon niveau de base en russe et google traduction ça l’a fait et ils étaient sympas. J’ai payé 133€ pour 5 nuits (26,6€ la nuit). Si je reviens à Moscou, je pense que je retournerais dans cet hôtel. Il était bien placé, les chambres viennent d’être rénovées, c’était propre et au pied de l’immeuble il y avait une supérette.

Quitter Moscou pour rejoindre un aéroport :

Pour rejoindre un des 3 aéroports de Moscou, vous pouvez prendre un taxi ou utiliser l’aéroexpress, un train qui vous emmènera à l’aéroport de votre choix. Dans mon cas, pour l’aéroport de Sheremetyevo (SVO), il faut rejoindre la station de métro Beloruskaya. Une fois à la station, il faut suivre les panneaux (en cyrillique) et sortir dans la rue pour rejoindre la gare d’à côté.  Il y a une porte ou il y a écrit aéroexpress. Il suffit d’y entrer pour acheter un billet à 500 roubles soit environ 7€. Mais en 35 minutes montre en main vous êtes à Sheremetyevo. Ici les embouteillages sont monstrueux alors que la ville est traversée par des 4×4 voies. Je n’ai jamais vu ça même si ça m’a rappelé Los Angeles.

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La cathédrale Basile le bienheureux, ma préférée à travers le monde ! – Broken Boussole ©

A savoir : pour aller vers l’aéroport SVO, il y a un train toutes les 30 minutes de 5h30 à 00h30. Pour aller vers Moscou, il y a un train toutes les 30 minutes entre 5h00 et 00h30. A bord, un chariot de friandises passe pour proposer des boissons/collations. Ce système d’aéroexpress existe aussi pour les 2 autres aéroports de Moscou, et pareillement, les points de départs sont accessibles en métro.

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Supplément hors Place Rouge : le théâtre du Bolchoï de nuit – Broken Boussole ©

22 février : étape 3

Transport & hébergement à Irkoutsk en Sibérie orientale

C’est en pleine semaine Maslenitsa que je suis arrivée en Sibérie. Cette année, ce mardi gras slave avait lieu du 12 au 18 février, du coup j’ai mangé des crêpes tous les matins pour célébrer le retour des beaux jours 😊 Quand on est rennaise c’est pas mal !

Arriver en avion à Irkoutsk 

Et oui, du coup j’ai préféré prendre l’avion pendant 6 heures que le train pendant 4 jours pour ce premier séjour en Russie. Chaque jour du visa est précieux. J’ai pris mon billet avec la compagnie Aéroflot 1 mois avant mon départ en Russie pour 197€. Le billet était 30€ moins cher avec Ural Airlines mais le site refusait ma carte bancaire. Avant de décoller je n’ai pas pu m’empêcher de penser à l’avion qui s’est écrasé à Moscou 2 jours avant, mais le vol s’est bien passé, sans turbulence, sauf que j’ai passé mon vol à côté d’un mec qui ne voyait aucun problème à caler son coude dans mes côtes 😉Seul réconfort, on mange bien avec la compagnie Aéroflot. En 6h de vol nous avons eu un plateau repas pour le dîner, une pause café et une glace avant l’atterrissage. Pour un équivalent de 6h de vol avec Air Canada et American Airlines en 2016, on avait eu un verre d’eau !

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Premier coucher de soleil sibérien – Broken Boussole ©

L’aéroport est tout petit, on dirait un peu celui de Rennes. Il n’y a eu aucun contrôle à notre arrivée, sûrement parce que c’était un vol domestique. Un conseil, ne retirez pas à la banque Sberbank à l’intérieur de l’aéroport. Pour une carte bancaire étrangère, le retrait maximum est de 5000 roubles soit 70€ ! Pensez aux frais. Les banques Raiffeisen ou Rosbank (société générale) elles, permettent de retirer 30000 roubles soit 423€ et on peut même choisir les coupures qu’on veut ! Ce conseil est valable pour les villes de St-Pétersbourg, Moscou & Irkoutsk !

Rejoindre le centre-ville d’Irkoutsk en bus/tramway 

Si votre hôtel propose une navette, il a de fortes chances pour que le tarif avoisine les 1500 roubles (21,2€). Personnellement j’ai préféré réduire le coût du transport x100 en prenant le bus n°90. J’ai juste demandé l’itinéraire le plus rapide sur Google Maps. J’avais le choix entre le tramway 4 ou le bus 90. Dans les 2 cas, un billet coûte 15 roubles, 0,2€.

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Constructions typiques à Irkoutsk – Broken Boussole ©

Quand vous sortirez de l’aéroport, beaucoup de chauffeurs de taxi vous proposeront leurs services. J’ai dû dire non à 6-7 personnes. Dirigez vous vers le kiosque en bois situé à environ 30 mètres vers la droite. Les bus s’arrêtent là-bas. Il faut payer le billet directement auprès du chauffeur. Les locaux payent en sortant du bus, ou quand le chauffeur est à un stop ou un feu rouge. N’hésitez pas à juste prononcer le nom de votre arrêt, le chauffeur vous dira où descendre 😉

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Promenade dans Irkoutsk – Broken Boussole ©

Comment tester 4 logements en 2 semaines… :

Réservation de base : l’auberge 52°17 Travelcenter & Hostel (Irkoutsk)

Ça faisait longtemps que je n’avais pas voyagé seule (les déménagements à l’étranger ça ne compte pas 😉). Une question s’est posée : est-ce que je suis capable de faire comme à 18/19 ans, c’est-à-dire dormir en dortoir dans une chambre mixte de 10 personnes. Et bien la réponse est claire et nette. Non. Déjà, je n’aime pas partager ma salle de bain ni mes WC. C’est bien pour ça qu’à Malte j’avais choisi une colocation avec salle de bain privée dans ma chambre. Ici, il y a 1 douche, et 2 WC dont 1 avec lavabo pour 10 personnes.

C’est la pire nuit que j’ai passé depuis longtemps. J’ai le sommeil léger même avec des boules quiès. Entre le bruit à toute heure, la lumière qui reste allumée, les rots, les pets, les crachats, les ronflements, les téléphones en mode sonnerie et les vidéos regardées sur Youtube sans écouteurs, et le bordel à 7h du mat, je n’ai presque pas dormi. En plus, j’ai attendu que la meute sorte, résultat les WC et la salle de bain étaient… dans un état innommable. [Parenthèse WC : en Sibérie c’est comme en Crète, on ne peut pas jeter son papier dans les toilettes…]. Bref, avant même de prendre mon petit-déj j’ai réservé un hôtel avec chambre privée et salle de bain privée pour les 2 nuits suivantes. J’ai passé l’âge des dortoirs, j’assume.

Initialement, j’avais réservé 3 nuits ici car c’est avec eux que j’avais prévu 2 excursions autour du Baïkal. Ça n’a rien changé à mes plans. A noter : le personnel de l’auberge était très sympa et anglophone, le petit-déj était bon (kacha au riz, grande salade de fruits frais et café), et ils distribuaient des plans de la ville gratuitement. Et au final, sans que j’en fasse la demande, ils m’ont remboursé intégralement les 2 nuits annulées !

Plan de secours activé : l’hôtel Yakovlev (Irkoutsk)

J’ai donc réservé 2 nuits en dernière minute dans cet hôtel situé à 50 mètres de l’auberge 52°17. La réceptionniste ne parlait pas anglais, mais elle est très sympa. La chambre était parfaite – je me suis sentie revivre ! Une grande chambre, une penderie, un bureau et une salle de bain privée ! Le bonheur. Les chambres sont fraîchement rénovées. Le petit-déjeuner est inclus et il est énorme ! Kacha au riz, zakouski, omelette viande et légumes et crêpes !

Par contre comme partout en Russie, l’insonorisation est super mauvaise… Et sinon, on ne me l’avait encore jamais faite celle-là, mais quand je suis partie, j’ai descendu la clé à l’accueil, et un employé a été voir si je n’avais rien embarqué avant de me laisser partir. Franchement, j’ai une tête à voler un peignoir ou une paire de pantoufles en papier ?

Edit :

Je tiens l’explication du pourquoi ! Olga (vous en saurez plus sur cette belle rencontre dans un prochain article) m’a expliqué que même au Marriott ou au Sheraton, les employés vérifiaient systématiquement les chambres. Apparemment il n’est pas rare que des clients emmènent les serviettes de toilette surtout si elles sont blanches ou carrément les draps ! Dans son restaurant, elle s’est déjà fait piquer des couteaux et des fourchettes, et très souvent, les touristes chinois demandent s’ils peuvent emporter la serviette en tissu en souvenir ! Maintenant je comprends mieux  😉

Shramko guest house (Khuzhir)

Pendant une de mes excursions, j’ai passé 2 nuits dans la guest house d’Igor et Vera sur l’île d’Olkhon. Malheureusement j’ai dû partager ma chambre avec une slovaque qui était vraiment dé-gueu-lasse et qui n’avait aucun savoir vivre. On ne peut pas choisir les gens qui partent en excursion avec nous…

Bref, à part ça, petite subtilité, il n’y avait pas de douche mais un banya, ce qui est typiquement russe. J’en parlerai lors de l’article sur l’excursion d’Olkhon 😉 Vera nous a concocté de bons repas pendant 3 jours, c’était vraiment très copieux ! Si on met de côté ma porc de colocataire, la guest house était très bien 😉

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Premier repas : omoul, pomme de terre, carotte, salade, concombre, pomme et gâteau maison – Broken Boussole ©
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Petit déjeuner typique : kacha, omelette, crêpes, pain, fromage – Broken Boussole ©
L’auberge Wanna sleep pour la dernière partie du voyage (Irkoutsk)

J’avais bien pressenti ma fatigue et mon envie de dormir seule sur la fin du voyage. Avant de partir en Russie j’avais réservé 6 nuits dans cette auberge : chambre privée avec lit double (je n’ai eu un lit double que dans 2 hôtels au total), salle de bain et toilettes en commun. L’auberge est située sur la rue Lénine, mais ma chambre donne sur le coté parking, donc je suis au calme. C’est tout ce que je veux en ce moment (c’est d’ici que j’écris mon article) 😊

J’en profite pour vous dire que ma paire de cuissardes m’a lâché 2 jours après mon arrivée en Sibérie. Après seulement 147 kilomètres de marche à pied en Russie… Comme quoi, la neige ça abîme vraiment vite les chaussures, même quand on les nettoie tous les soirs.  Heureusement que j’avais prévu des après-skis dans mon sac de 40L :’)

Centre commercial 130 Kvartal & Babr le symbole de la ville – Broken Boussole ©

Les photos qui illustrent ce billet ont été prises principalement à Irkoutsk. Cette ville de 600000 habitants est surnommée le « Paris de la Sibérie » mais personnellement c’est juste mon camp de base pour les excursions. Je n’y consacrerai donc pas d’article spécifique. Néanmoins, vous pourrez facilement visiter la partie touristique d’Irkoutsk grâce à la ligne verte 🙂 Le départ de cette promenade débute près de la statue d’Alexandre III au bord de l’Angara.

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Point de départ ! – Broken Boussole ©

Pendant ces 5 kilomètres de marche à pied vous pourrez apercevoir une trentaine de monuments comme des musées, des églises, des théâtres… Je vous avoue qu’avec la neige il est plutôt difficile de suivre la ligne, mais j’avais eu un plan dans la première auberge. Le tracé n’est pas très compliqué à retenir et il y a énormément de panneaux touristiques indiquant les choses à voir.

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La statue de Lénine  – Broken Boussole ©

A gauche l’église du Sauveur, à droite la cathédrale de l’épiphanie – Broken Boussole ©

Sculptures et labyrinthe de glace dans le parc Kirov – Broken Boussole ©

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La vue sur l’Angara depuis la promenade – Broken Boussole ©

En espérant que ces conseils puissent vous servir à bien préparer votre futur voyage en Russie 😉

7 commentaires sur « Départ en solo en Russie : J-1. Transports et hébergements à St-Pétersbourg, Moscou et Irkoutsk »

  1. Il faut une bonne dose de courage. Je connais certaines personnes (femmes & hommes) qui n’ont pas votre cran. C’est tout à votre honneur et tant qu’il vous est possible de le faire… Vous auriez tord de vous en priver.

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