Visites « Guerre Froide » à Moscou : le bunker 42 et le musée des cosmonautes

Vous avez pu vous en rendre compte à travers mes articles, j’aime l’histoire. Aussi, j’ai voulu visiter un lieu très spécial à Moscou, un symbole soviétique de la période « Guerre froide » : le bunker 42. Pourquoi visiter un bunker ? Vous en conviendrez, l’occasion de visiter un bunker est assez rare, et c’est aussi original que visiter la prison de l’île d’Alcatraz à San Francisco 😉 Pourquoi 42 ? Et bien, cela veut juste dire qu’il y en a au moins 41 autres… 😉

Cette visite était sur ma to do list cependant j’y suis allée au petit bonheur la chance. Je savais qu’il y avait 2 visites en anglais par jour, dont une à 13h30 mais que la réservation était obligatoire. Comme tout est une question de karma, j’y suis allée un samedi à 13h20, sans avoir réservé (mi-février). Grâce à mon appli Google Maps et ma carte de Moscou hors-ligne, j’ai pu trouver très facilement l’entrée, à savoir un portail vert !

1
L’entrée du Bunker 42 – Broken Boussole ©

Une fois devant le portail, j’ai sonné à l’interphone. Après une question de mon interlocuteur russe j’ai juste répondu que « malheureusement je parlais mal le russe », ça l’a fait rire, a ouvert et m’a dit que je devais travailler plus le russe et moins l’anglais. 😀

J’ai pu acheter un billet à la caisse et rejoindre les 7/8 personnes qui étaient arrivées pour la visite. Dès le départ, notre guide nous a prévenu que nous allions descendre à 65 mètres sous terre via des escaliers. Il a insisté sur le fait qu’il faudrait remonter (effectivement, ça pique !).

2
Au cœur du bunker – Broken Boussole ©

Il faut savoir que le bunker 42 a été déclassifié en 2000. En 2006, il a été ouvert aux visites pour la première fois, c’est d’ailleurs le seul bunker accessible au public.

Une fois en bas, notre visite a débuté dans les couloirs. Le bunker a été construit sur demande de Staline. La construction a duré 4 ans, et c’est un complexe de 4 blocks qui s’étend sous le quartier de Taganskaya. Je n’imaginais pas du tout ça quand je suis arrivée devant le portail d’un bâtiment quelconque… en même temps c’était le but 😉

3
Et oui ! Un tapis rouge dans les couloirs – Broken Boussole ©

Mis en service en 1956, ce bunker était un poste stratégique du commandement des forces nucléaires, et il a fonctionné jusqu’en 1985. D’ailleurs, en cas d’attaque, près de 600 personnes auraient pu y vivre pendant 1 mois  !

4
Un mannequin au travail 😉  – Broken Boussole ©

Nous avons pu découvrir comment on vivait, travaillait ou communiquait sous terre. Nous avons aussi découvert le bureau de Staline. Et c’est sur la BO de Requiem for a dream que nous avons assisté au lancement d’un missile nucléaire… lancement effectué par 2 visiteurs.

5
Le bureau de Staline – Broken Boussole ©

Nous avons également découvert une salle où nous avions interdictions de prendre des photos. Il y avait des uniformes d’époque, des attachés case qui servaient à transporter les documents secrets, des codeurs, une machine pour envoyer des messages en morse… et surtout une maquette du complexe sous terrain avec ses différents points d’accès à la surface.

0
La salle de commandement (J’adore cette photo !) – Broken Boussole ©

Pendant la visite, j’ai été surprise par le bruit. En fait, le bunker est exactement à la même profondeur que le métro ! La ligne circulaire 5 passe juste à côté. Si je vous en parle, c’est aussi parce que les personnes qui ont construit le bunker pensaient construire une ligne de métro et ses installations électriques ! Bien sûr, un projet aussi top secret ne pouvait pas être connu par la population. Donc le KGB contrôlait tous les travailleurs et les ouvriers étaient amenés dans des voitures aux vitres opaques. Des tunnels secrets, permettaient aussi de rejoindre le tunnel du métro pour acheminer des marchandises.

7
Carte d’attaque, maquettes de missiles… – Broken Boussole ©

A part ça, à la fin du tour vous aurez une petite frayeur/surprise/attraction, je n’en dirais pas plus 😉 Le tarif est élevé, mais je ne regrette pas cette visite que j’ai trouvé très intéressante.

A noter : il y a 2 visites en anglais par jour, le cold war tour à 13h30 pour 2200 roubles ou le declassified tour à 18h30 pour 1800 roubles. Autres possibilités : vous pouvez demander une visite privée, ou faire la visite à d’autres heures en russe avec un audioguide (anglais). Dans un des 4 blocks, il y a un restaurant, que je n’ai pas testé.

Pour continuer sur ma lancée découverte des vestiges de l’URSS, je me suis rendue dans le parc VDNKh ou on peut se balader entre des statues ou d’anciens avions militaires de l’URSS. J’ai emprunté l’allée des cosmonautes, m’arrêtant devant les statues de Youri Gagarine, premier homme à avoir été dans l’espace et celle de Valentina Terechkova, première femme à avoir été dans l’espace !

Valentina Terechkova & Youri Gagarine – Broken Boussole ©

Nous avons tous appris à l’école que Guerre Froide rime avec course à l’espace. J’ai donc décidé de visiter le musée des cosmonautes, dont l’entrée se situe sous le monument des conquérants qui fait plus de 110 mètres de haut ! Vous voyez la fusée en haut ?

10
Le monument des conquérants vu de face – Broken Boussole ©

L’entrée m’a coûté 250 roubles. Pour avoir le droit de faire des photos ou des vidéos il faut payer 230 roubles de plus. J’avais préparé mes billets, mais la vendeuse m’a dit que pour les photos avec un téléphone c’était gratuit. Vous pensez encore que les russes ne sont pas sympas ? Vous croyez aux clichés 😊

11,
En tenue ! – Broken Boussole ©

Envie de voir des capsules, sondes, satellites ou fusées de plus près ? – Broken Boussole ©

12
La sonde Luna 9 ayant atterri sur la lune le 3 février 1966 – Broken Boussole ©

J’ai été étonné, le musée est assez interactif et bien construit. On passe dans plusieurs salles ou plutôt bâtiments, chacun ayant un thème : satellite, fusée, habillement… Il y a vraiment énormément de choses à voir, et même pour des néophytes la visite est intéressante 😊

11
La bouteille de champagne « Vin fou » ainsi qu’un globe lunaire – Broken Boussole ©

La photo ci-dessus est un clin d’œil français. Henri Maire avait parié 1000 bouteilles qu’il était impossible de voir la face cachée de la lune. Quand la sonde Luna 3 a réussi cet exploit le 4 octobre 1959, le français a honoré son pari en envoyant les bouteilles à Moscou. Le musée en a récupéré une pour l’exposer.

J’ai aussi pu faire un tour à l’intérieur de la station Mir, découvrir les lits à la verticale, les « toilettes/tuyaux » ou encore les tableaux de commande 😊

Station Mir – Broken Boussole ©

Par contre quand on aime le calme, visiter le musée des cosmonautes un samedi après-midi c’est une mauvaise idée… c’est le jour de sortie des enfants 😂 En bref, c’était encore une belle journée en Russie 😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s